Ces dernières semaines n'ont pas été consacrées à grand chose : mauvais temps, boue et journées courtes ne motivent pas trop à faire des travaux. J'ai quand même trouvé le courage de poser le bardage fermant le pignon de l'appentis arrière et la pose définitive d'une première longueur de gouttière en zinc. Mais vu les températures hivernales, impossible de continuer pour le moment puisque les tuiles doivent être scellées au mortier de chaux et que mortier et gel ne font pas bon ménage. Reprise des hostilités au retour de températures plus clémentes.

En attendant je prépare le gros chantier de cet été : la rénovation de la toiture au dessus de la première tranche du futur logement définitif. Après des jours (et des nuits...) de cogitations, de croquis et de calcul en tout genre... et l'aide de certains logiciels spécifiques (je dois avouer que les calculs de résistance des matériaux ce n'est pas mon fort, je suis plus à l'aise avec la loi d'Ohm) je suis arrivé à la conclusion qu'une reconstruction complète sera préférable.
Nous emploierons la technique des chevrons autoportant en poutre en "i" (autoconstruites) prenant appuis sur une unique panne faitière en lamellé collé GL24 de 120x400. Ainsi les fermes intermédiaires seront supprimées, ainsi qu'un des entraits dont la position est particulièrement gênante. Le bois est dors-et-déjà commandé et devrait être livré début février.
Mais tout ceci ferra l'objet de bien d'autres billets !

La rénovation de la toiture induit aussi la construction dans le même temps d'un double conduit de fumé pour le four à pain et une cuisinière à bois. Tant qu'a passer l'été à refaire une toiture, autant tout faire d'un coup et ne pas y revenir pour la souche de la cheminé. Il était donc temps de se pencher sérieusement sur la question du four à pain.

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Pour rappel, il semblait en bon état et seul le problème du conduit de fumé se posait. En effet la souche à été démolie il y a de nombreuses décennies, le conduit n'est plus du tout aux normes actuelle et n'est sans doute même plus étanche, et l'avaloir est tellement gigantesque qu'il rendrait la pièce totalement inchauffable. L'idée de base était donc de construire un avaloir bien plus modeste devant la bouche du four et de monter un conduit neuf par dessus. L'ancien avaloir en pierre étant démoli et remplacé par quelque chose de plus léger style BA13 ou béton cellulaire, juste pour faire illusion.

Mais voilà, avant d'entreprendre un tel chantier il était quand même indispensable de faire un état de lieux précis. Après un bon coup de balais et d'aspirateur, c'est une nouvelle désillusion qui nous attendait (les joies de l'ancien ! ce n'est pas la première, ni certainement la dernière...) Si la voute (il semblerait que l'on dise aussi "chapelle") est très bien conservée, la sole est tout simplement hors d'usage. La bouche est profondément fissurée et il n'est pas certain qu'elle résiste encore longtemps, à plus forte raison sous la flamme.

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Pour rendre ce four utilisable, il faudrait au moins remplacer le dallage de la sole, sans toutefois avoir une garantie de résultat ni de longévité. Renseignements pris sur un forum dédié aux fours à pains et qui fait actuellement autorité en la matière http://www.auxfoursapain.com/ il semblerait qu'une reconstruction complète soit la meilleure option pour nous.
Autre argument allant dans ce sens : la taille démesurée de notre four puisqu'il fait 1.75m de diamètre. C'est totalement inadapté à un usage familiale ponctuel puisque la mise en chauffe d'un tel four, non isolé qui plus est, prendrait de 24 à 48h ce qui serait un frein à son usage. Un four "moderne" (parce qu'isolé thermiquement) d'une taille plus raisonnable (généralement de 80 à 90cm de diamètre) chauffe beaucoup plus vite et devient de ce fait bien plus économe en bois (3heures de chauffe en moyenne et moins de 10Kg de bois utilisé)
Pour l'instant l'idée c'est donc de démolir entièrement ce vieux four et d'en reconstruire un plus modeste au même endroit. La place gagné permettra de placer le nouvel avaloir derrière la façade actuelle et ainsi de ne pas empiéter sur la cuisine. Le four gardera donc sa disposition actuelle (mais avec une façade rénovée) tout en ayant une disposition adaptée à un intérieur moderne : avaloir intégré à la bouche du four, fente pour le cendrier à l'avant de la sole, isolation de la masse thermique, etc... Les conduits de fumé, quant à eux, seront montés dans l’épaisseur du mur si cette disposition s'avère réalisable.

Première étape de cette reconstruction, la démolition de l'ancien conduit et de l'avaloir. IMG_2905b.JPG IMG_2906b.JPG
Le chevêtre de l'ancien avaloir sera conservé, la poutre décapée et une nouvelle hotte en matériaux léger viendra faire illusion.
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