Souvenez-vous, il y a bientôt un an, j'évoquais le projet d'atteler une remorque derrière un motoculteur équipé de roue dans le but d'en faire une "brouette motorisée" (voir ce billet)
Ce projet avait été mis de côté face à tout ce qu'on avait de plus urgent à faire. Mais cette année il est vite remonté en haut de la liste des choses prioritaires. Je ne vais pas revenir sur l'histoire des brouettes de fumier, je vais simplement dire que cette année, on aurait quelque chose comme 4km par jour a faire en brouette pour nettoyer l'écurie, ce n'était tout simplement pas pensable sur le long terme.
On a donc fait les petites annonces et trouvé une petite remorque baggagère en parfait état. Quelques bidouilles plus tard elle était attelé à notre motoculteur pour un prototype au fonctionnement tout à fait satisfaisant.

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Pour que les 2 essieux (celui du motoculteur et celui de la remorque) puissent être sur des plans différents (très courant sur un terrain qui n'est pas parfaitement plat) sans que ça ne force sur le châssis ou une quelconque pièce de jonction, j'ai du adapter le système d'attelage. La classique boule n'est pas adaptée ici puisqu'il y aurait alors un degré de liberté en trop. Le motoculteur n'a qu'un seul essieu, il ne peut pas tenir droit de lui même, il faut une liaison rigide avec la remorque qui permet malgré tout de tourner et aussi d'avoir les deux essieux de l'engin sur des plans différents.
A la chape, présente d'origine sur le motoculteur et qui permet donc de tourner, j'y ai adjoint un système de pivot horizontal : un rond dans un tube avec une butée à chaque bout. C'est de la mécanique dite "agricole" : acier sur acier avec un peu de graisse, mais quand l'usure sera assez significative pour être inquiétante, j'espère bien qu'on aura un vrai tracteur depuis longtemps.

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Il manque encore la marche arrière, le système d'origine de marche arrière du motoculteur n'est pas prévu pour charge tel qu'une remorque et la courroie s'use en quelques secondes. J’hésite à modifier totalement le système pour installer une transmission hydraulique. C'est techniquement réalisable, mais le cout en matériel me freine un peu (beaucoup). Pour l'instant, la marche arrière à la main, même si c'est galère, reste gérable.
A noter que si tout va bien, en juillet j’intègre une formation de technicien en maintenance agricole. Je compte bien sur cette reconversion professionnelle pour trouver par la suite un vrai petit tracteur à prix attractif.