J'en ai sans doute déjà parlé, nous avons beaucoup de pommier sur notre terrain (au moins 40). La majorité donnent des pommes à cidre, et a part du cidre, il est difficile d'en faire autre chose. D'où l'idée d'en faire... du cidre, tout simplement.
Un ancien du coin (87 ans et toujours autonome et actif) s'est proposé de nous apprendre et de nous aider dans cette aventure.

Tout à donc commencé fin octobre avec le ramassage des pommes. Il nous en fallait environ 300 kilos, de quoi avoir assez de jus pour remplir complètement une barrique en bois. Vu que 2013 à été une année très prolifique en pommes, nous n'avons pas eu aucun mal à obtenir cette quantité. Nous nous sommes porté sur un assemblage de 4 variétés différentes (au nom encore totalement inconnu) en essayant de trouver des pommes acides, des pommes sucrées et des pommes amers.

Le pressage des pommes à eu lieu quelques semaines plus tard, le 20 décembre en soirée exactement. C'est une grosse presse mobile qui est venue attelée derrière un tracteur. L’outil est antique mais très efficace. A plein régime l'engin avale pas loin de 1 tonne de pommes à l'heure, autant dire que nos 300Kg de pomme on vite été pressé. Par contre il faut se mutualiser, l'engin ne se déplace que pour des quantités conséquentes de fruit.

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Une fois qu'on a obtenu le jus, il faut le mettre à fermenter dans une barrique en bois préalablement lavée et désinfectée.
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La fermentation étant un processus anaérobie (sinon l’alcool se transforme immédiatement en vinaigre) un peu de jus est gardé à part dans un jerrican afin de compléter le niveau de la barrique durant les premières semaines de fermentation. Ainsi elle reste toujours pleine et le jus n'est jamais en contact avec l'air.
A partir de là, il y a deux méthodes, une simple et une complexe. Par manque de matériel, de temps et d’expérience, on a choisit la simple. Cette méthode consiste simplement à attendre et a mesurer de temps en temps la densité de sucre afin de connaitre le bon moment de mise en bouteille.
La complexe, celle qui nous utiliseront sans doute la prochaine fois, consiste à soutirer plusieurs fois le cidre pour le clarifier et éliminer les levures. Nous ferrons une tentative pour la cuvé 2014.

Lorsque le cidre à atteint la bonne densité, il faut le soutirer pour le mettre en bouteille. C'est l'étape la plus fastidieuse !
Il faut déjà disposer de bouteilles. Nous avons opté pour les bouteilles dites "champenoises" et pour cela notre famille, nos amis, nos collègues, nos voisins, ont tous été mis à contribution pour récupérer le maximum de bouteilles de champagne et de cidre (Un grand Merci à tous ceux qui ont participé). Malgré que l'appel ai été lancé un peu avant les fêtes de fin d'année, le compte n'y était pas. Nous avons donc acheté 300 bouteilles vides de récupération elles aussi.
Il a d'abord fallu les laver, et surtout retirer les étiquettes, travail fastidieux s'il en faut (on imagine pas à quel point la colle des étiquettes de champagne est résistante...) De quoi bien occuper de longues soirées d'hiver.
Ensuite il faut stériliser ces bouteilles, là aussi avec les moyens du bord, et c'est plutôt long. Finalement on peut enfin remplir et capsuler les bouteilles.
Pour ces différentes opérations, il a bien sûr fallu acheter un peu de matériel : un lave bouteille mécanique (sorte de goupillon automatique que l'on actionne avec une manivelle), un égouttoir à bouteille, une remplisseuse et une capsuleuse.
Après pratiquement 2 journées de travail consacrées exclusivement à la mise en bouteille, nous avons fait 324 bouteilles ! Et en plus il est bon.

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